0 %. Voilà le taux d’impôt sur les bénéfices pour la majorité des sociétés installées dans les zones franches de Dubaï. Pourtant, ce paradis fiscal apparent n’est pas sans subtilités : depuis 2023, certaines entreprises opérant hors de ces zones doivent désormais composer avec l’impôt sur les sociétés. Quant à la TVA instaurée en 2018, elle touche une large part des transactions, mais reste cantonnée à 5 %.
Ce paysage fiscal particulier ne passe pas inaperçu. Dubaï multiplie les atouts pour séduire les entrepreneurs du monde entier, et le choix du statut juridique n’est jamais anodin : il détermine l’accès aux exonérations, les démarches administratives et la liberté de transférer les profits vers l’étranger.
Dubaï, un environnement fiscal unique pour les entrepreneurs
À Dubaï, l’impôt sur le revenu personnel ne figure tout simplement pas au menu. Résultat : les avantages fiscaux de l’émirat attirent chaque année une vague d’entrepreneurs venus d’Europe, d’Asie ou d’Afrique, tous à la recherche d’un environnement stable et compétitif. Ici, la loi favorise la création d’entreprise en réduisant la pression fiscale, tout en maintenant un cadre administratif et bancaire rigoureux.
L’attrait de Dubaï ne s’arrête pas à la fiscalité. Son emplacement stratégique place la ville au carrefour des grands axes commerciaux mondiaux. Les Émirats arabes unis garantissent une stabilité politique et monétaire, soutenue par des infrastructures de pointe et une connexion internationale remarquable. Pour les entreprises à Dubaï, la liberté de mouvement des capitaux est réelle : aucun contrôle des changes, ce qui facilite la croissance, l’investissement et la mobilité financière.
Voici trois leviers qui font de Dubaï une destination prisée par les créateurs d’entreprise :
- Pas d’impôt sur les sociétés pour la vaste majorité des opérations menées dans les zones franches
- Aucune imposition sur les dividendes et plus-values, à quelques exceptions près
- TVA plafonnée à 5 % sur la plupart des transactions, l’un des taux les plus bas à l’échelle internationale
Les entrepreneurs s’appuient sur ce cadre pour optimiser leur fiscalité, tout en développant leurs activités en local comme à l’export. Dubaï affirme ainsi sa place de terrain d’expérimentation pour l’innovation juridique et fiscale dans la région.
Quels types d’entreprises peut-on créer à Dubaï et quelles différences fiscales ?
Dubaï propose aux porteurs de projet un choix structurant : mainland ou free zone. Deux modèles, deux logiques. La mainland, société de droit commun, dite onshore, ouvre l’accès au marché local comme international. La free zone, elle, s’adresse surtout à l’export, à l’innovation et aux investisseurs étrangers. Derrière ces statuts, chaque structure applique ses propres règles fiscales et administratives.
Voici les principaux contours de chaque statut :
- Société mainland : accès direct au marché local, présence obligatoire d’un sponsor local (avec une part minoritaire pour l’associé étranger dans certains secteurs), application du droit fédéral des Émirats arabes unis. Depuis peu, l’impôt sur les bénéfices s’applique, 9 % au-delà de 375 000 AED de profit annuel, mais le taux reste compétitif.
- Société free zone : implantation dans l’une des nombreuses zones franches de Dubaï. Les atouts : propriété étrangère à 100 %, démarches simplifiées, exonération de l’impôt sur les sociétés (sauf si l’activité tombe sous le coup de la réglementation fédérale), liberté totale de rapatriement des fonds et bénéfices, et pas de TVA sur les échanges réalisés à l’intérieur de la zone.
La création d’entreprise à Dubaï se décide donc sur une base stratégique. Les sociétés free zone séduisent par leur simplicité et leur fiscalité allégée. Les sociétés mainland, elles, restent le passage obligé pour ceux qui visent le marché local. Au-delà des questions d’impôt, tout diffère : règles, accès aux clients, exigences de capital. L’écosystème des zones franches se renouvelle sans cesse, offrant aux entrepreneurs un terrain propice à l’agilité, du secteur technologique à la logistique, en passant par la finance.
Choisir Dubaï, ce n’est pas seulement miser sur une fiscalité avantageuse. C’est surtout s’ouvrir un horizon où la croissance se conjugue avec la liberté d’entreprendre, dans un paysage mondial qui laisse de moins en moins d’espaces à l’audace.

